dimanche 3 juin 2012

L’armada arrive enfin à Angoulême.



Toujours pas de diaporama, je ne suis pas bonne en informatique. Cliquez sur le lien ci-dessous pour y accéder.
Jeudi 31 mai, le ciel est voilé mais il fait bon. Nous profitons de notre escale à Saint Simon pour aller visiter la jolie petite église où pend un ex-voto, vestige d’un passé glorieux de navigateurs. 

Nous ne manquons pas de faire escale à la maison des gabariers qui retrace la passé glorieux de la construction navale autour du village. De très belles maquettes expliquent aussi l’évolution de gabarres au fil du temps. Outils et objets collectionnés et organisés nous font revivre la Charente au temps de gabarres. Après ce retour dans le passé, nous reprenons la barre de nos embarcations respectives pour continuer notre remonte. Quelques km plus loin, nous accostons à l’ombre sur les îles de  Châteauneuf sur Charente. Il faut être aussi vigilent que nos gabarriers d’autrefois pour éviter les bancs de sables qui ne sont pas encore correctement balisés. Pas d’eau pour faire le plein, les borniers ne sont pas remontés. Ici, on craint encore le gel… 

Après le repas, nous allons flâner en ville. Nous faisons un petit crochet par la mairie pour savoir si l’on peut obtenir de l’eau. De nouveaux borniers avec carte bancaire vont être installés mais l’adjoint aux travaux ne sait pas quand, les travaux ont été annulés à cause de la crue (fin avril) et la mairie ne sait pas quand est-ce qu’ils vont reprendre. Nous repartons  en fin d’après-midi, il fait moins chaud pour naviguer. 

Nous profitons pleinement de cette nature tranquille et de ces décors verdoyants. Nous arrivons à Saint Simeux et ses pêcheries, patrimoine typique de la Charente. Le Solfanne et La Kim Anh s’amarrent sur le ponton du restaurant. Océan-Manor s’amarre sur la petite île de Saint Simeux, San Francisco jette l’ancre à côté de nous. 

Nous mettons les annexes à l’eau pour rejoindre les autres équipages pour une bonne Guinness au pub tenu par un angais. Retour à bord en faisant le tour de l’île et en passant dans les nénuphars. Grosse journée de navigation … 11 km et 3 écluses.
Vendredi, il fait chaud dès le réveil. Après un briefing par VHF, nous quittons notre île. Une première écluse au pied du village dans un décor magique. La Charente se fait plus étroite et aussi moins profonde, surtout au-dessus des bancs de sable. Il y a quand même assez d’eau pour nos deux « Pédro ». 

En bordure de Charente, nous pouvons encore voir des vignes d’ugni blanc, le principal cépage qui entre dans la composition du Cognac. Une halte bienvenue vers midi à Sireuil. Nous nous installons à l’ombre des arbres. Nous allons voir la base Nicol’s pour la mise à jour du guide de navigation des éditions du Breil. Il fait très chaud et la navigation crée un petit air très rafraîchissant. 

Par contre, pour tourner les volants d’écluse, nous transpirons. Heureusement, nous n’en avons qu’une à passer cette après-midi. Nous nous amarrons juste en amont de l’écluse de La Motte, à Trois Palis après une navigation de 12 km et le passage de 4 écluses.
Samedi, le ciel est nuageux, voir orageux. Nous aurions peut-être droit à une averse par-ci et quelques gouttes par-là. Petite visite au village. 

L’église est ouverte mais la chocolaterie est fermée, elle n’ouvrira ses portes qu’à 14h00. Nous y repasserons à la descente. La navigation est sérieuse, il faut bien surveiller le sondeur. Pour Océan-Manor, nous effleurons une digue submergée. Les bouées rouges ne sont pas bien posées. Nous nous amarrons à Fleurac en aval de l’écluse. Un coup de VHF nous indique que le Solfanne est posé. Un coup de pédale et nous pouvons constater qu’il est posé à l’endroit où Océan-Manor a touché. 

Le Solfanne n’est plus tout à fait dans ses lignes d’eau. Impossible de se dégager tout seul. La Kim Anh navigue à son secours. Une amarre est lancée et une remorque est mise en place pour tirer le Solfanne en marche arrière hors de son perchoir. Ça y est, le Solfanne retrouve l’eau libre… Arrivera-t-on à Angoulême, il ne reste que 9,5 km. Nous déjeunons à Fleurac. Promenade digestive sur les jolies îles du barrage. 

Le musée du moulin à papier est malheureusement fermé. C’était un des derniers moulins qui fabriquait encore du papier à l’ancienne selon une technique du XVII siècle. C’est bien dommageable pour cette belle halte. Nous repartons en début d’après-midi avec le soleil pour tenter d’arriver à Angoulême. A l’écluse de Fleurac, les jeunes nous aident pour la manœuvre. Nous ne refusons pas. Au-dessus, il y a beaucoup d’eau, la navigation est plus aisée. L’écluse de Basseau se profile devant nous. Elle est toujours aussi difficile à approcher. Le quai d’attente y est très mal placé. Il faut être  très bon à la manœuvre et très rapide à l’amarrage (ce qui n’est pas aisé avec les anneaux) sous peine de voir son bateau faire demi-tour aussi vite. Une vantelle de la porte amont est bloquée à moitié fermée. Nous arrivons malgré le flux d’eau à ouvrir les portes avales en forçant un peu. Bassinée pour Océan-Manor et le San Francisco. On recommence l’opération pour le Solfanne et La Kim Anh. Les portes avales sont ouvertes lorsqu’ils arrivent. Pour eux, pas d’amarrage sur le quai inapprochable. Nous continuons notre remontée en faisant de nouveau bien attention à la profondeur, il ne doit pas rester grand-chose sous la quille des « Pédro », en regardant bien, on voit le fond ! Encore une écluse où ce n’est pas commode d’accéder au ponton à cause du courant et en plus, il manque d’eau, même pour Océan-Manor, impossible de s’y approcher à moins de 50 cm. 2 bassinées et voilà le dernier bief encore une écluse et nous serons à Angoulème. 

Nous arrivons à l’écluse de Saint Cybard, les portes amonts sont ouvertes et les vantelles avales aussi. Il y a un de ces bouillons en-dessous de l’écluse et des nageurs qui y barbotent. L’amarrage y est difficile avec tous ces remous. Les nageurs sont sortis de l’eau. Nous fermons les portes amont et faisons rentrer le Solfanne et la Kim Anh. Cette fois, c’est une vantelle avale qui ne veut pas fonctionner. Bizarrement, lorsque l’on parle d’appeler la police (qui connait les numéros pour joindre les responsables des écluses) tous les nageurs disparaissent très rapidement. Nous pensons qu’ils ne sont pas innocents pour les manœuvres intempestives de l’écluse,c’est si gai de nager dans les remous !... A l’heure qu’il est, personne ne répond plus nulle part. 2 solutions : on fait demi-tour pour retourner au quai de Basseau ou on se débrouille pour fermer la vantelle. Nous choisissons la deuxième solution. 

L’annexe est mise à l’eau et la grenouille va sonder les trappes de vantelles. Y aurait-il quelque chose qui coince ? Jean Marie se met à l’eau et plonge à son tour. Rien de bloqué. Nous forçons donc : Jean Marie debout sur la vantelle, la grenouille agitant la barre de descente, Michel tournant le volant de la vantelle et un navigateur local tapant sur le haut de la crémaillère pour la faire descendre. Lentement mais surement la vantelle retourne à sa place devant les trappes. Plus d’une heure pour fermer 1 vantelle. Une première bassinée pour libérer La Kim Anh et Solfanne puis une deuxième pour le San Francisco et Océan-Manor. Il est 20h55, nous sommes enfin à quai à Angoulême ! Nous n’y croyons plus. Il faut vraiment le vouloir pour arriver au bout de la Charente. 4h30 pour parcourir 8 km et passer 4 écluses ! Heureusement, nous ne sommes pas pressés mais nous avons bien failli faire demi-tour à la dernière écluse à 500 mètres du quai. Angoulême ça se mérite ! Une bonne surprise, nous trouvons des bornes d’eau et d’électricité qui fonctionnent ! 

Une journée bien remplie.
Dimanche, après une nuit très pluvieuse, le ciel est chargé. Journée de relâche à Angoulême. Après la journée d’hier, nous sommes contents de rester à quai 1 journée. Il faut ménager les équipages. Malgré une météo peu clémente, il y a du monde sur les quais qui viennent voir les bateaux. Ce n’est pas courant d’y voir 4 gros bateaux, en plus, des bateaux de propriétaire… Même la presse locale vient nous voir. C’est un peu une gageure de monter 2 « Pédro » qui ont 1,15 m de tirant d’eau jusqu’à Angoulême, heureusement il y a de l’eau en Charente ! 

En fin de journée, Anne-Céline, Walter et les enfants viennent nous faire une petite visite. Nous prenons l'annexe pour aller voir la position des vantelles. Il ne faudrait pas que la vantelle soit de nouveau coincée en haut. Nous avons de la chance, elle est toujours en bas. Nous ne devrions pas avoir de problème pour quitter Angoulême. Ce n'est pas le tout d'y arriver, il faut encore pouvoir partir!

Mais nous sommes tous très heureux d’être là malgré tout. La Charente est une petite merveille qui n’est malheureusement pas relié au restant des voies navigables. On y accède par la mer ou par camion.

L’armada continue la remontée de la Charente.




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Dimanche 27 mai, le soleil est là avec un petit vent frais. Nous démarrons de bonne heure. Il y a beaucoup de pêcheurs qui ne sont pas toujours sympathiques. Ils n’ont pas l’habitude de voir autant de bateaux. Nous arrivons à l’écluse de la Baine. Tous les feux sont éteints. 

Nous sommes le dimanche de Pentecôte, n’y aurait-il pas de navigation aujourd’hui ? Jean-Marie appel le responsable de l’écluse. La réponse est rapide, il suffit de tourner le bouton pour allumer les feux et faire fonctionner l’écluse. 

Nous suivons les instructions et éclusons 2 par 2. Nous pouvons observer des cigognes dans les champs qui bordent la Charente, elles sont même beaucoup plus nombreuses que les hérons. Elles ont bâti leur nid dans les arbres. Nous sommes pourtant loin de l’Alsace ! Au bout de 25 km de navigation, nous arrivons au village « Chez Landard », il y a 2 pontons sont neufs. 

Nous posons les 4 bateaux en déplaçant un petit bateau qui prend toute la place sur 1 ponton avant d’installer le barbecue sur le quai. Pique-nique à l’ombre des arbres, deux délicieux saumons grillés. Nous traversons  la route pour aller visiter la distillerie de Christian Babinot. Nous y sommes très bien reçus et nous bénéficions de toutes les explications sur la fabrication du Cognac et du Pineaux des Charentes. 

Christian répond à toutes nos questions en nous faisant déguster ses produits. Une après-midi fort agréable surtout que le temps s’est remis au beau fixe.
Lundi, après une nuit tranquille et reposante, nous partons avec un soleil radieux. La navigation est agréable, nous naviguons en musardant. Nous profitons du paysage. Il y a du courant sur la Charente, près de 2 km/h dans le nez. Arrivés près du barrage, nous trouvons une bouée déradée avec les crues qui n’a pas encore été replacée, elle prête à confusion. Heureusement, le petit bras qui lui fait face est parsemé de nénuphars. Nous passons donc à côté de la bouée contrairement aux instructions nautiques et accédons à notre première écluse manuelle. 

Nous accostons au ponton d’attente en mettant le San Francisco à couple. Une première bassinée et nous sortons de l’écluse. Le Solfanne et La Kim Anh sont en vue. Nous nous amarrons au ponton d’attente en amont de l’écluse pour fermer les portes et préparer  la bassinée suivante. La deuxième bassinée terminée, nous repartons tous les 4 vers Cognac. Nous trouvons de la place pour les 4 bateaux sur le grand quai en pierre. Une navigation de 9 km avec le passage d’une écluse manuelle. 

Après un bon repas, nous voulions visiter le musée du Cognac, manque de chance pour nous, il est fermé. Nous faisons la visite de Martell qui complète bien la visite que nous avions faite hier chez Christian Babinot. Retour tranquille au bateau, le lundi de Pentecôte, Cognac est une ville morte.

Mardi, soleil et ciel bleu, nous allons faire nos courses au Leclercq en bateau après avoir été au marché couvert pour les produits frais. Plutôt que de faire comme tout le monde et prendre un caddie sur le parking, 

Michel, Charles et Jean Marie repêche celui qui est au fond de l’eau… Pas génial, l’odeur pour faire les courses ! Une matinée avitaillement de tout ce qui est lourd : eau, gaz, lait ; … . Nous retournons faire le barbecue sur les quai de Cognac avant de reprendre notre remontée de la Charente. La navigation continue en 2 groupes, nous nous retrouvons aux écluses. En fin d’après-midi, nous sommes à Jarnac après une journée de navigation de 17 km et 3 écluses manuelles passées. Nous nous amarrons chez Le Boat, à la base d’Olivier Chauvin. Il a eu la gentillesse de réceptionner notre courrier qu’il faut faire suivre pendant la navigation ! L’eau est claire, le temps chaud, la Charente pas trop froide, une petite baignade, c’est une bonne façon de se rafraîchir. On en profite pour plonger pour vérifier les hélices. Un petit plastique pour La Kim Anh et des chiffons pour le Solfanne. 

La journée se termine avec un dîner en terrasse sur Océan-Manor avec un beau coucher de soleil sur la Charente. Que demander de plus ?

Mercredi, le soleil est toujours là. Avant de partir, nous passons voir Véronique du Boat pour mettre à jour la carte des éditions du Breil. Nous quittons le quai lorsque nous voyons un bateau avalant. Premier haut fond, les « Pédro » touchent légèrement avant le pont de Jarnac. Ce n’est pas certain que nous arrivions à Angoulême. 

Lorsque nous passons les ponts, il faut faire très attention. Sous l’eau, les piles sont bien plus larges qu’en surface. La navigation est très agréable même s’il faut rester attentif. Nous nous accostons en amont de l’écluse de Saintonge en plantant les 4 étraves de nos bateaux dans la berge. 

Amarrage en sauvage à l’ombre des arbres. Corvée de bois avant d’allumer un bon feu pour cuire les cotes à l’os, un régal. Sieste réparatrice après ce bon repas. Michèle et Paul viennent nous rejoindre pour la suite de la navigation. Nous repartons dans l’après-midi. Un petit crochet au-dessus du barrage de Saintonge avant de reprendre la remontée de la Charente. 

La manœuvre est délicate, il n’y a pas beaucoup de place pour faire demi-tour en haut du barrage. Le ciel est voilé, il manque un peu de soleil pour une belle photo. Juac et sa gabarre se profile devant nous, encore quelques km et nous voilà à Saint Simon, ancien village gabarier. Il n’y a pas trop d’eau le long du quai mais nous y sommes bien amarrés. 4 écluses sur 12 km d’une navigation tranquille sillonnant la campagne charentaise, que du bonheur. Des borniers avec monnayeurs et de belles tables ont été installés pour le plus grand plaisir des plaisanciers. Malheureusement, les borniers d’eau ont gelé et il est impossible d’obtenir de l’eau, nous verrons demain.

samedi 26 mai 2012

Océan-Manor navigue enfin sur la Charente.



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Lundi 21 mai, le ciel est gris, le vent souffle mais la pluie s’est arrêtée. Maria quitte le San Francisco pour faire la nounou chez sa fille Isabelle. Nous partons à Royan pour faire quelques courses. Nous déjeunons au Dauphin. 

Le serveur nous fait découvrir la cuillère charentaise qui permet de boire le jus des moules sans s’en mettre plein les doigts. 

Kim l’expérimente aussitôt. Christian, notre ami « voileux » de Royan,  vient nous rejoindre pour le dessert. Il ne naviguera pas cette année avec nous, nous sommes amarrés à Port Médoc et nous partons trop tôt pour le bac. De plus cette année, nous ne nous arrêtons pas à La Rochelle mais à Boyardville. Ce n’est pas évident de revenir à Royan après une journée de navigation. Nous reprenons le bac pour traverser l’estuaire et le bac remue. La pluie refait son apparition, il est temps de rentrer au bateau.
Mardi, BMS en cours, gros coup de vent attendu : avis de grand frais ! Ce n’est pas encore aujourd’hui que nous quittons le port. Quelques coins de ciel bleu sont annonciateurs d’une amélioration. Nous croisons les doigts pour demain.

Mercredi, le vent est tombé et le soleil est là. 7h00, les moteurs sont mis en route, nous quittons enfin Port Médoc. Nous partons avec une houle longue d’1 mètre. En arrivant à la hauteur du banc de la Mauvaise, nous roulons bien et l’estomac de Chantal n’apprécie pas de trop. 9h45, nous coupons à la cardinale sud n°6, cap plein nord vers Oléron. 

Une fois que nous retrouvons une grande profondeur d’eau, la mer se calme et nous retrouvons Chantal sur le pont. Nous déjeunons au large de la pointe de Chassiron. 14h00, nous enroulons la pointe d’Antioche. Le vent se lève, mais pour nous le vent souffle dans le sens du courant, calme et tranquillité après une traversée où le roulis était présent. Nous levons la machine et mettons les lignes de traîne à l’eau. Nous avons Fort Boyard en ligne de mire. 

Descente très agréable vers Boyardville, nous ne devons pas aller trop vite, il faut attendre l’ouverture des portes de l’écluse du bassin à flot. Au tableau de pêche, 2 orphies, ce n’est pas une pêche miraculeuse… C’est juste bon pour une mise en bouche. Nous entrons dans le port avec le « Joshua », bateau mythique qui a fait le tour du monde avec Bernard Moitessier. 17h00, nous sommes amarrés par 2 à couple au ponton d’accueil. Nous recevons un accueil très agréable de la part de tout l’équipage du « Joshua », ce n’est pas toujours le cas entre les bateaux à voile et à moteur, et c’est bien dommage. Un petit briefing pour préparer la navigation du lendemain avant de nous rendre au restaurant, bien mérité au vu des 10h00 de navigation mouvementée. Philippe et la Grenouille souffre tous les deux du mal de terre ! Le sol tangue sous leurs pieds, même assis à table.

Jeudi, nous aurions pu partir à l’ouverture de l’écluse ce matin, mais démarrer à 4h00 du matin après les 10 heures de navigation d’hier, ce n’est plus de la plaisance mais le bagne ! Même la proposition de passer la journée au mouillage à Aix n’a pas été retenue. Grasse matinée donc pour tous les équipages. Déjeuner tranquille avant une promenade digestive sur les bancs de sable devant le port. 

Nous pouvons admirer les premiers pêcheurs qui rentrent en force dans le chenal où il n’y a pas encore beaucoup d’eau. 16h30, les portes s’ouvrent, nous quittons Boyardville sans traîner. 

La météo est clémente, soleil et mer calme pour nous accompagner vers Fouras où nous embouquons la Charente et ses curieux alignements qui nous permettent de naviguer sans danger alors qu’il n’y a aucune balise ou bouée pour nous indiquer le chenal. Enfin la navigation sans le stress de météo, une petite navigation journalière sans risque d’être bloqué plusieurs jours à cause du Dieu Eole. 

La navigation est paisible et la Charente toujours aussi belle avec ses fortifications qui assuraient sa défense. Nous arrivons au port de Soubise où nous trouvons de la place au ponton pour les 4 bateaux. Magnifique coucher de soleil pour clore cette journée. Nous sommes sur la Charente et nous ne devons plus tenir compte de la force du vent pour nos prochaines navigations.

Vendredi, marée oblige, la DDE ne travaillant pas aux heures de marées mais bien aux heures de bureaux, nous quittons Soubise à 5h00 du matin. Petite frayeur pour Philippe qui depuis son poste de pilotage intérieur, ne voit pas où il va. Pour Michel, un GPS illuminé en position « jour », ne favorise pas sa vision dans le noir, il couvre donc son GPS d’un torchon… Pas génial pour lire la carte ! Cela dit, la luminosité est bien suffisante pour naviguer. Nous passons Rochefort où nous apercevons l’Hermione puis la corderie Royale et l’entrée du port de Plaisance, malheureusement, il n’y a pas encore assez de lumière pour les photos. 

Nous continuons notre remontée de la Charente avec la marée. Le soleil se lève et nous profitons d’une jolie lumière qui inonde la campagne environnante. Nous profitons pleinement de cette navigation paisible en pleine nature. A 8h30, nous entrons dans l’écluse de Saint Savinien. 

Nous nous y arrêtons pour la journée. C’est un joli village qui vaut bien une halte. Nous sommes curieux de voir la Charente en dessous du barrage à marée basse… Il ne reste pas beaucoup d’eau pour naviguer.


Samedi, nous quittons Saint Savinien à 7h00 pour profiter de la poussée de la marée qui diminue légèrement le courant. Le soleil est avec nous malgré quelques nuages menaçant. Océan-Manor est heureux de retrouver la Charente. La navigation se fait au milieu d’un écrin de verdure d’où émerge de-ci, de-là de magnifiques demeures ou châteaux. 

Nous passons Port d’Envaux et Taillebourg sans nous y arrêter, il faut laisser quelques haltes pour le retour. Nous arrivons à Saintes en fin de matinée. C’est une ville chargée d’histoire qui a mis en valeur tout son patrimoine historique. Un régal pour les yeux. 

Il est difficile de tout voir en une après-midi, nous y repasserons à la descente. Quelle agréable rivière et que de plaisir d’y naviguer.

dimanche 20 mai 2012

Océan-Manor patiente en attendant une météo clémente…





Un petit problème informatique qui ne se résout pas et un diaporama qui ne veut plus s'afficher correctement sur la droite de l'écran.  Il est toujours visible en cliquant sur le lien ci-dessous : 


 Mercredi 9 mai, le soleil est avec nous. Après quelques jours d’escale pour une étape très culturelle dans la ville de Bordeaux, nous attendons la bonne heure de marée pour descendre vers Blaye. Il y a toujours beaucoup d’embâcles qui flottent. 

13h50, nous quittons le ponton d’honneur de Bordeaux et le « Simbad » de Jean Yves qui nous a tenu compagnie pendant notre escale. Nous l’avons déjà croisé à plusieurs reprises sur l’estuaire.  http://www.voiles-humanitaires.fr/index.html 
A Bassens, nous passons au pied du nouveau pont de Bordeaux qui est en construction. C’est le même type que celui qui a été construit à Rouen et qui a été inauguré lors de l’Armada 2008. 
La navigation est tranquille mais rapide, le courant de marée nous pousse bien, le coefficient  est de 98. Il faut être très vigilant avec tous les troncs d’arbres qui voyagent eux aussi avec la marée. Nous arrivons au Bec d’Ambès, point de confluence entre la Garonne et la Dordogne, où nous bifurquons  entre les bouées rouges BA 0 et BA 2 vers le chenal secondaire pour nous diriger vers Blaye. Amarrage tranquille sur le ponton de Blaye, nous sommes presque à l’étal de basse mer. Nous y croisons David de « Cœur d’Estuaire » avec sa barge. Nous l’avions déjà croisé il y a 2 ans ; toujours aussi sympathique. www.coeurdestuaire.com

Solfanne organise un apéritif dînatoire sur le ponton. Nous bénéficions d’un magnifique coucher de soleil sur l’estuaire et ses îles.
Jeudi, le soleil est bien présent mais un petit vent frais lui tient compagnie. Le départ est prévu à 9h00. San Francisco et Solfanne quittent le quai à l’heure dite, mais pour Océan-Manor et La Kim Anh, impossible de partir, une grosse bille de bois entrave l’arrière du bateau, il faut la dégager avant de partir. Nous devons attendre la renverse pour  la retirer. 

Nous partons avec une bonne heure de retard. Nous passons entre l’île Paté et l’île Nouvelle pour couper au plus court. La navigation est rapide pour aller jusqu’à Pauillac. Le courant n’est pas encore trop fort pour entrer dans la chicane du port de Pauillac. Une bouteille de Bordeaux en indique l’entrée. Il n’y a pas beaucoup de place pour les visiteurs, Océan-Manor est amarré au ponton des pêcheurs. Le Croisi Europe « Princesse d’Aquitaine » vient s’amarrer sur l’estacade extérieure dans l’après-midi. 

Wiky, un des matelots, fils d’anciens mariniers du canal du midi que nous connaissons bien, vient prendre l’apéro avec nous. Le commandant, Jean Marc et son capitaine, Jean Marie, nous font l’honneur de venir déjeuner à bord d’Océan-Manor avec l’équipage de La Kim Anh. Soirée fort agréable en terrasse même si la vue sur l’estuaire n’est pas aussi belle qu’hier.
Vendredi, journée  ensoleillée. Nous déménageons du ponton des pêcheurs. Nous traversons juste le port. Très grande navigation pour l’équipage d’Océan-Manor ! Nous préparons la navigation vers Royan ou Port Médoc.
Samedi, après une nuit très venteuse, le soleil est là mais le vent du nord-ouest est toujours très présent. Vent soufflant contre le courant, cela risque de lever en bout d’estuaire. Nous décidons de rester à Pauillac une journée de plus. Même dans le port, nous sommes secoués avec les vagues de gironde.
Dimanche, nuit venteuse et journée houleuse, même entre Pauillac et l’île de Patiras. Le soleil est là mais le vent ne faiblit pas. Nous traçons la route de Royan à Boyardville sur l’île d’Oléron.
Lundi, le soleil est là avec quelques nuages annonciateurs d’une dégradation. Le vent est tombé. Nous quittons Pauillac avec la marée en début d’après-midi. Le vent étant plus établi au nord-ouest,  nous restons dans la passe des cargos plutôt que de suivre la côte nord bien plus jolie. Vers 16h00, le vent augmente et la mer se creuse. 

Vers 17h00, le vent augmente encore d’un cran, la houle se lève et croise. Nous passons une heure de navigation très mouvementée… autrement dit, on se prend une bonne branlée, avant d’être à l’abri de la pointe de la Chambrette. Pas de place pour nos 4 bateaux à Royan, le port est en travaux et ils attendent les bateaux pour les voiles de l’estuaire. Nous entrons donc à Port Médoc. Il y a eu un peu de remue-ménage dans les bateaux. Pas de dégâts majeurs. Sur Océan-Manor, nous déplorons la perte d’un paquet de beurre mou qui s’est éclaté sur le sol de la cuisine. Pour La Kim Anh, un peu d’eau entrée par une fenêtre remplacée à Saint Jean de Losne en 2009 (Mino n’avait délibérément pas mis de mastic sur le haut du carreau) ainsi que par le fil  de l’antenne télé qui passait par la petite fenêtre avant et la laissait un tout petit peu ouverte.

Mardi, le vent est toujours bien présent, 3 à 4 beauforts du nord-ouest. Trop pour le passage du banc de la mauvaise avec nos petits bateaux à moteur. Nous restons donc au port en attendant une bonne option météo et nous partons à la découverte des environs.
Mercredi, nous pensions partir cette nuit mais le vent est encore bien présent. Trop pour une première navigation de nuit pour 3 des 4 bateaux. Nous préférons jouer la sécurité et rester au port.
Jeudi, soleil et vent. 9h00, nous partons avec la Bohême, un "promène couillons", pour aller à Cordouan.  Le voyage « aller » est tranquille. 

Le débarquement se fait les pieds dans l’eau. Selon le chemin suivit, l’eau est plus ou moins haute. Ce n’est pas évident pour tout le monde. 

Visite du phare qui est une merveille d’architecture. Nous montons à son sommet. La vue est magnifique mais il faut se tenir, il y a 40 km/h de vent…  ça décoiffe ! 

La marée monte et l’embarquement sera plus aisé que le débarquement. Le retour est beaucoup moins calme que l’aller. Il est 13h00, nous déjeunons tous ensemble au bistro du phare avant de revenir dans nos pénates.
Vendredi, grisaille et vent. Nous allons visiter le phare de la Pointe de Grave. Il est plus facile d’accès que le phare de Cordouan. 

On y accède à pied sur la terre ferme. Un musée qui retrace l’histoire de Cordouan et du balisage de l’estuaire y est installé. Nous pouvons y découvrir les explications de la lentille de Fresnel dont le principe est encore utiliser sur tous les phares actuels. C'est une lentille inventée en 1821 par Augustin Fresnel pour équiper le système optique des phares pour la signalisation maritime. Sa conception permet d'obtenir avec une petite lentille légère pour un résultat plus puissant qu'une lentille standard lourde et encombrante. Nous montons à son sommet, le temps est brumeux et la visibilité moins bonne qu’hier. Avant de rentrer, nous allons jusqu’au village du Verdon à la recherche de pain frais. Nous ne sommes pas au meilleur endroit pour l’avitaillement.
Samedi 19 mai, voilà 5 jours déjà que nous sommes à Port Médoc. Aujourd’hui, temps gris, pluie, vent, rafales, … On cumule tout. Toujours pas de départ possible pour Oléron. Nous devons patienter encore. 

Vers 11h30 les bateaux qui participent aux Voiles de l’Estuaire arrivent dans le port avec une petite accalmie. Joli défilé avant leur amarrage au pied de la capitainerie. 

L’après-midi, nous profitons d’une éclaircie pour aller chercher du poisson directement chez le pêcheur. Il a sa petite échoppe ouverte 2h00, 3 fois par semaine sur le quai de Port Bloc. 3 euros la sole, il faut en profiter surtout que nous avons le chef qui nous les prépare à merveille.
Dimanche, temps gris et vent fort. Nous restons une journée de plus à quai. Cela risque de durer encore un peu, il y a un avis de « Grand Frais » pour les jours à venir… La météo n’est pas très clémente pour un mois de mai. Les vieux gréements quittent Port Médoc sous un ciel de plomb.